Analyser ses parties d’échecs

L’analyse au échecs est l’étude des coups joués lors d’une partie.
Checkmate, scène de crime aux échecs, le roi est mort

Sauter l’introduction (conseillé)

Comment mieux tuer grâce à l’analyse post mortem de votre propre mort ?

Oui c’est possible ! Les joueurs d’échecs sont des cadavres s’auto-autopsiant.
D’ailleurs, qui parle de mort, la défaite échiquéenne, en est-elle une ?

La grande et blonde, Almira SKRIPCHENKO, grand maître international et joueuse de poker (elle semblait jusque-là presque parfaite) déclame :

Chaque partie est une création unique. Perdre, c’est donner une partie de soi-même, qui meurt. Cela s’appelle, la petite mort.

 

Le joueur d’échecs a donc plusieurs vies, il est chat, phénix, messie.
Une légende raconte que le Fenghuang, ou phénix chinois acquit sa sagesse en poussant le bois de ses serres crispées.

Pousseur de Bois en personne, enseigna les échecs à Jésus de Nazareth qui, lui-même, enseigna la discipline, à la famille Abramovitch Guelfand. Boris deviendra, quelques années plus tard, le numéro un israélien. Coïncidence ? Je ne pense pas.

Mais trêve de digression et revenons-en au vif du sujet, à savoir, les joueurs d’échecs sont-ils des agalmatophiles ?
Probablement.

Ainsi, pour en revenir à l’analyse nécropsienne,

Munissez-vous des outils suivants :

– Une interface graphique (Chessbase est celle que je préfère, Fritz est une usine à gaz, mais convient également) (Arena est gratuite)
– Un Engine ( Houdini, en plus d’être le moteur le plus puissant, est gratuit)
– Une bibliothèque d’ouvertures et/ou mégadatabase
– Une partie à analyser (notée sur papier ou au format pgn)

Concernant l’interface graphique, il en existe des gratuites (Arena), des payantes (Chessbase ou Fritz).
Il va peut-être vous sembler incongru que je parle de logiciels payants, alors que Pousseur de Bois s’évertue à démocratiser la discipline échiquéenne. Et vous aurez raison, mais les pousseurs de bois fourbes et calculateurs que vous êtes, trouveront peut-être le moyen de récupérer ces logiciels à moindre coût. Et surtout, de tous les logiciels d’échecs, Chessbase est celui que j’utilise depuis toujours. Six années déjà (oui, j’ai 6 ans), que j’entretiens une relation privilégiée avec la version 9. Par fidélité envers ce logiciel, je lui dédicace ce tutoriel.

  1. Récupérer la partie à analyser (en insérant les coups un par un, en copiant collant la partie ou en ouvrant un pgn)
  2. Lancer l’engine (Houdini pour ne citer que lui)
  3. Analyser l’ouverture via la bibliothèque.
  4. Analyser les erreurs tactiques via l’analyse infinie.

Analyse infinie sous Chessbase

Pour lancer l’engine via Chessbase (après l’avoir installé), cliquez sur le logo qui représente une mémoire et appuyez sur OK :
chessbase engine houdini

Je m’attarderai sur le point 4, l’analyse des erreurs tactiques.

Lorsque vous lancez l’engine, l’analyse infinie débute. Le logiciel évalue la position et vous transmet sa valeur en pions, symbole et code couleur.

analyser partie echecs chessbase

Par exemple, la position initiale aux échecs est, selon l’évaluation d’Houdini, après une profondeur de calcul de 19/39, une position égale, symbolisée par un =. Sa valeur est de 0.18 pions.Ce qui donne = (0.18)

L’évaluation est toujours présentée du côté blanc, un avantage pour les blancs sera symbolisé par un + et un désavantage blanc par un .

Lorsqu’un coup est douteux, le logiciel le signale en émettant un point jaune, ou rouge. La valeur de la position change alors.
Par exemple, si vous êtes blanc et que vous donnez gratuitement un Cavalier à adversaire, l’engine écrira :
Point rouge -+ (-3.60)

Analyse infinie sous Fritz

Si vous êtes utilisateur de Fritz, l’interface est à peu de choses près la même :

infinite analysis

Allez dans l’onglet Home et cliquez sur Infinite Analysis (analyse infinie).


Chessbase peut également être téléchargeable en version légère et gratuite : ChessBase Light 2009. CBLight est dotée de Fritz 6, qui, bien qu’un peu désuet s’avère très efficace pour analyser ses parties.