L’ajournement est l’arrêt d’une partie au bout d’un laps de temps fixé, dit « session de jeu ». La partie est continuée ultérieurement.
La pratique de l’ajournement d’une partie tend à disparaître, mais il est quand même bon d’en connaître les modalités.
Quand au bout de 4 ou 6 heures, l’arbitre annonce « ajournement », le joueur au trait peut continuer de réfléchir. Il ne doit pas jouer son coup sur l’échiquier mais le
– noter sur sa feuille, lisiblement d’une manière non ambigüe.
– Il enferme ensuite les deux feuilles de partie, originaux et doubles, dans l’enveloppe,
– la cachette
– puis arrête la pendule. Tant que la pendule n’est pas arrêtée, il a le droit de modifier le coup inscrit, même s’il doit déchirer l’enveloppe.
L’enveloppe d’ajournement

Pendant ce temps, l’adversaire peut inscrire sur l’enveloppe
– le nom des joueurs,
– la position de la partie au moment de l’ajournement,
– les temps utilisés,
– le joueur qui a mis son coup sous l’enveloppe,
– le numéro de ce coup,
– une offre de nullité,
– la date,
– le lieu
– et l’heure de la reprise.
– La signature au dos de l’enveloppe n’est pas une obligation.
Au moment de la reprise, l’enveloppe n’est ouverte qu’en présence du joueur qui doit répondre au coup mis sous enveloppe. si celui-ci est absent, sa pendule est néanmoins mise en marche. Mais si c’est au joueur qui a mis le coup sous enveloppe qui est absent, le joueur ayant le trait peut protéger sa réponse en inscrivant son coup sur sa feuille de partie, puis en la plaçant dans une enveloppe qui n’est ouverte qu’à l’arrivée de son adversaire
Une partie peut être perdue dans le cas où, au moment de l’ajournement d’une partie, un joueur a mis sous enveloppe, un coup impossible ou ambigu, c’est-à-dire un coup illégal ou dans la véritable signification est impossible à établir.
