Pions échecs

Le pion dans l’espace

La position des pions adverses par rapport aux vôtres est fondamentale.
Ainsi, il existe 3 distinctions importantes de pions selon les résistances opposées :

  1. Le pion non-candidat
  2. Le pion semi-libre
  3. Le pion passé

Le pion non candidat

Au début, le pion est non candidat, et, pour autant qu’il s’agisse des pions centraux, surveillé par deux sentinelles. L’obstacle principal est représenté par le contre-pion dont la résistance est mécanique. La résistance uniquement dynamique de la sentinelle pourra être combattue par le voisin direct du pion, que nous appellerons acolyte.

Le pion semi-libre

Le pion devient semi-libre aussitôt que son contre-pion disparaît; on l’appelle alors candidat.
L’essence du candidat réside dans la garantie de surmonter la résistance des sentinelles qui, soit concentrent leur attention sur une case de barrage, soit peuvent la répartir sur deux cases de barrage. Le brisement de cette résistance est assuré aussi longtemps que pour chaque sentinelle existe un acolyte correspondant échangeable.
Dans ce cas, le franchissement de la (ou des cases de barrage est assuré – diagramme 7)
Si les sentinelles sont plus nombreuses que les acolytes, le candidat n’est alors qu’un pseudo-candidat, car il n’est pas en mesure de franchir la ou les cases de barrage (diagramme 8)

Il en va de même quand l’un des acolytes ou les deux sont surveillés (diagramme 9)
Mais si des deuxièmes acolytes sont présents qui apportent leur soutien à l’acolyte, le pion semi-libre redevient un candidat valable (diagramme 10).
La tâche de passer la case de barrage à l’aide de plusieurs pions doit toujours être engagée en avançant d’abord le candidat.
Si le candidat a franchi la case de barrage, ou atteint la dernière rangée, c’est devenu un pion passé (diagramme 11).

Le pion passé

Un pion passé a plus de valeur qu’un candidat ou qu’un pion non candidat. Le pion passé protégé (diagramme 11) est encore plus précieux. Par “protégé” on entend exclusivement dans ce cas que la protection est assurée par un ou deux pions.
Si les deux camps disposent d’un pion passé, aucun d’eux n’étant plus avancé que l’autre, le plus précieux est celui qui est horizontalement le plus éloigné des pions restants.
On appelle cela l’avantage du pion passé éloigné. Cet avantage apparaît le plus clairement dans les finales de pions, car le Roi qui doit arrêter le pion passé éloigné doit s’éloigner de trop de ses propres pions (diagramme 13).

C’est pourquoi le pion passé éloigné ou les circonstances présidant à sa création représentent une caractéristique qui doit toujours être considérée.
Un candidat et son voisin non candidat peuvent à l’occasion changer de rôles, en supposant que ce dernier est plus avancé et qu’il se trouve en tout cas sur une colonne centrale.
Nous appellerons un tel pion, candidat camouflé. L’essence du candidat camouflé réside dans le fait qu’il peut être libéré par un sacrifice de pion, appliqué ici dans la position du diagramme 14 : 1.b5 axb 2.a6 Les blancs faisant l’économie de cxb. Ou, avec le trait aux Noirs, 1. …g3, etc.

Toutes les cases situées sur la route d’un pion tendent à s’affaiblir car elles sont nécessaires l’une après l’autre à son avance sans qu’il puisse les contrôler lui-même. Les figures, tout particulièrement le Cavalier à la courte démarche, le savent très bien et guettent l’occasion de s’installer sous le nez d’un pion ennemi pour s’en servir comme d’un bouclier contre les attaques frontales, et en même temps, à moins que le pion ne soit déjà très avancé, déployer une forte activité à proximité de l’adversaire. L’occasion est favorable si la figure en question ne peut pas être délogée rapidement ou commodément par un autre pion.
Nous appelons cette position située devant le pion, case de blocage, et nous ferons la distinction entre la case de blocage immédiate et la case de blocage éloignée.

La case de blocage immédiate revêt une importance particulière.
Une case de blocage éloignée perd de


Bibliographie :

L’art de jouer les pions