A propos de l’auteur

Partie d'échecs à Lyon - Place Ennemond Fousseret
Pousseur de bois (moi) vs Corvvs Bènèdictvs Race, les 2 fondateurs du Chess 7 Platanes (une belle équipe de vainqueurs ^^)

Visiter la page Tipeee de Pousseur de bois.

Fédération Française des Echecs

Jérôme, Initiateur de la Fédération Française des Echecs, intervenant Europe Echecs et pousseur de bois au Lyon Olympique Echecs. Depuis 2006, j’écume l’univers échiquéen et n’ai jamais arrêté. En effet, les échecs, en plus d’être une science que je sonde, sont une liqueur dont je m’abreuve. Et pourtant, je ne bois pas !

Ma découverte du jeu

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours maîtrisé la marche des pièces. Ai-je appris le jeu d’échecs à l’école ou est-ce mon père qui me l’a enseigné ? Je n’en ai plus le moindre souvenir ! Je n’ai toutefois pas pratiqué la compétition petit, n’étant pas intéressé outre mesure par ce jeu que je trouvais austère.

Ce n’est que bien plus tard, après un bac littéraire (pour casser le stéréotype du joueur scientifique) que je me suis penché sérieusement sur la discipline. Un ami avait à l’époque insisté pour me montrer le coup du berger. Je l’ai observé sans conviction enchaîner sa suite de coups. Aussi, étant de nature belligérante et adorant la compétition (à l’époque, on jouait à CS1.6), je téléchargeais le soir même ChessMaster 10th Edition (notamment pour la Josh Waitzkin Academy. Il s’agissait de cours audio associés à l’interface graphique de Chessmaster). Les cours étaient dispensés par le maître américain et pédagogue Josh Waitzkin. Plus je comprenais la discipline et plus je l’appréciais. Une semaine plus tard, après avoir dévoré les cours de Josh, je détruisais (symboliquement) mon ami. C’était fascinant, seulement quelques connaissances théoriques suffisent pour venir à bout d’un joueur « in-culte » — n’y voyez aucun jugement, lorsqu’on est joueur d’échecs, il est question d’adoration.

La théorie c’est de la triche ?

D’ailleurs, parlons théorie. J’ai croisé beaucoup de personnes considérant l’étude théorique comme étant de la « triche ». Une fois, alors que je feuilletais mon ouvrage de tactique préféré (Chess Combinative Motives de Blokh), un enfant m’a déclaré : « Jérôme, tu triches, tu apprends tes techniques dans un livre ». Devant la déconcertante ineptie de ce gamin, je me teins coi, submergé d’une affliction soudaine. Il fallait lui répondre, lui enseigner la vie. Malheureusement, n’ayant pas trouvé la formulation juste, je lui assenai à la place deux gifles (intro-conclusion. Je plaisante). Aussi, ce cas n’est pas isolé, d’autres joueurs plus vieux estiment que la théorie donne des béquilles aux joueurs infirmes. C’est évidemment (presque) faux. Il a fallu des siècles pour établir des concepts stratégiques. Pourquoi réinventer la roue ? Et surtout, apprendre l’histoire et connaître les enseignements de nos prédécesseurs est le devoir de tout joueur d’échecs sérieux. Il s’agit de respecter la discipline et l’héritage de nos ancêtres, on appelle ça, la culture !

To become or not to become a master?

Il y a bien longtemps, vers 2012, lorsque les joueurs d’échecs se serraient encore la main, j’étais animé par la volonté de devenir maître FIDE. Malheureusement, je suis de nature paresseuse, je possède une vitesse de calcul médiocre, une visualisation moyenne (je ne peux mener et remporter une partie à l’aveugle contre un joueur de faible niveau qu’avec toutes les peines du monde.) et je considère les cadences des parties longues interminables (4 heures, voire 6 heures certaines parties !). Devenir maître me paraît ardu. Surtout pour un joueur n’ayant pas résolu ses fiches de problèmes tactiques lorsqu’il avait moins de 10 ans.

Ainsi, je me souviens des parties jouées en régionale 4 lors de mes début au club, mais également de ces tournois de 4 jours sur le temps des vacances. J’ai rapidement réalisé que le jeu d’échecs de compétition (même à faible niveau) est un sport qui déborde sur votre emploi du temps, votre vie familiale, professionnelle et vos loisirs. J’avais un classement élo fide moyen 1750 lorsque je jouais en club. Aujourd’hui, lorsqu’il m’arrive de jouer sur Lichess, mon élo Lichess oscille entre 1900-2100. Mon sparring partner sur Lichess est Guillaume Le Solleu (dont le classement Lichess est de 2350). Guillaume et moi-même avons un répertoire assez limité, nous jouons de sempiternelles Nimzo-Indiennes, des gambits Dames variantes d’échange à n’en plus finir. Plus les parties s’enchaînent et plus nous sombrons dans des préparations de plusieurs dizaines de coups. Concernant les classements sur Lichess, ils sont un peu gonflés, j’ai souvent affronté des 1700-1800 (voire plus) qui ne connaissaient pour ainsi dire, pas grand chose au jeu, que ce soit dans la façon de jouer (joue tempo sans lire le jeu adverse ni identifier les menaces. A se demander pourquoi certains joueurs jouent). Méconnaissance des ouvertures jouées avec de graves erreurs (Slaves avec 3…Ff5?, Gambit Stanton 4…d5?, QGD avec 2…Cf6? (joué néanmoins par Alekhine), attaque Yougoslave contre la Dragon accélérée, j’en passe et des meilleures). Bref, certains joueurs de 1800-2000 sur Lichess (et même des FIDE) n’envoient pas forcément du très lourd.

By the way, en mon for intérieur, j’ai toujours cette velléité de devenir maître. Qui sait, peut-être le deviendrai-je (devenir maître est à la portée de tous — avec beaucoup de travail, par contre, grand maître est un objectif moins accessible et… super grand maître un rêve inexpugnable pour le commun des mortels). C’est pourquoi, je vous invite à me suivre dans cette quête d’auto perfectionnement sur le chemin de la maîtrise (pas de la grande maîtrise ni de la super grande maîtrise, non, juste de la maîtrise).

Mes qualités

Mais quelles sont mes qualités si ma puissance de calcul fait défaut ? En fait, ma qualité est également mon défaut : Je souffre du syndrome de Diogène du joueur d’échecs. Il me faut accumuler (sans parler des échiquiers) des ouvrages et des outils à n’en plus finir. En effet, ma méthodologie et ma soif de connaissances me caractérisent aux échecs depuis mes débuts. J’ai toujours lu des ouvrages (qui sont aujourd’hui introuvables et font le bonheur des spéculateurs sans scrupules). J’ai toujours considéré qu’il m’était nécessaire de posséder les meilleurs outils pour progresser : Livres, megadatabases, interface graphique, engines, des téraoctets de livres au format chessbase. Je stocke mes parties depuis le début, je crée des bases de données sur des ouvrages d’ouverture et de finales (que je ne lis pas toujours évidemment), sur les tournois auxquels je participe, sur les amis que j’affronte, j’ai créé des flash cards plastifiées des diagrammes bleus de Dvoretsy Endgame Manual.
Tous ces outils et ce faste échiquéen font-ils de moi un joueur meilleur qu’un autre ? Pas nécessairement ^^, je ne suis qu’un joueur de club passionné qui connaît ses fondamentaux.

J’apprécie également théoriser des concepts, les simplifier et partager mon savoir. Oui, j’oubliais, j’ai un master de communication et un master Métiers de l’enseignement (J’ai été professeur des écoles). Pour moi, le jeu d’échecs est un fil rouge pour aller vers l’autre. (mais toute passion crée du lien, je vous invite d’ailleurs à visiter mon site de roller : rollerquad.fr).
Bisous les amis !

7e-sceau
Le Septième Sceau, scène du film d’Ingmar Bergman, 1957